Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies tenue ce vendredi 12 décembre, la République démocratique du Congo a élevé une vive contestation contre la poursuite des offensives militaires du Rwanda à l’Est du pays.
Kinshasa a tenu à réaffirmer son engagement en faveur de la voie diplomatique, tout en soulignant qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une concession ni d’un signe de faiblesse. Pour les autorités congolaises, le peuple ne saurait continuer à payer le prix de la mauvaise foi des agresseurs.
Face aux membres du Conseil, la délégation congolaise a pointé du doigt l’inaction de l’ONU depuis plusieurs mois. Neuf mois se sont écoulés depuis les premières alertes sans qu’aucune décision contraignante n’ait été prise, alors que le Rwanda étend visiblement son emprise sur plusieurs localités congolaises, y compris la récente prise d’Uvira.
Kinshasa interpelle directement les Nations unies : soit l’ordre international accepte d’être publiquement défié par Kigali, soit le Conseil de sécurité prend enfin ses responsabilités. La RDC appelle à l’application pleine et entière de la résolution 2773, qui fixe les lignes directrices de l’engagement de l’ONU dans le processus de paix à l’Est du Congo.
Dans le même sens, le Burundi, également membre du Conseil, a dénoncé avec fermeté les violations répétées de cette résolution. Bujumbura a cité la prise d’Uvira comme un exemple concret de l’escalade militaire menée par le Rwanda, exigeant que le Conseil réagisse face à cette atteinte à la souveraineté congolaise.
La Trompette


