Sous l’impulsion de l’Inspection Générale des Finances (IGF), cinq structures étatiques de la République démocratique du Congo viennent de créer une task force commune pour intensifier la lutte contre la corruption.
Lors d’une réunion stratégique de haut niveau, l’IGF a rassemblé l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), la Cellule d’Intelligence des Crimes et Malversations (CICM), l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP) et la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF), avec pour objectif de coordonner les actions, harmoniser les méthodes et mutualiser les informations pour rendre la lutte contre la corruption plus efficace.
Christophe Bitasimwa, Chef de service de l’IGF, a dénoncé une corruption qu’il qualifie de “gangrène” et a insisté sur l’urgence d’une action collective. « Aucune institution ne peut agir seule », a-t-il déclaré, ajoutant que seule une synergie entre services permettrait de détecter rapidement les infractions et d’en poursuivre les responsables.
Les participants ont évalué les dispositifs existants et identifié plusieurs obstacles : insuffisance de coordination, duplication des interventions et difficultés dans le partage d’informations sensibles. La task force se présente comme une réponse concrète à ces défis, avec un cadre permanent de coopération et un mécanisme de suivi rigoureux.
À terme, cette initiative vise à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques, tout en associant la société civile pour renforcer la transparence et l’adhésion citoyenne. Selon les responsables, la mise en place de cette task force marque un nouveau tournant dans la gouvernance publique et la lutte contre les pratiques corruptives en RDC.
Joseph Mutala


