La lutte contre la corruption en République démocratique du Congo connaît une nouvelle phase avec la mise en place d’une task force interinstitutionnelle portée par l’Inspection Générale des Finances (IGF). Cette dynamique, actée lors d’une réunion stratégique tenue le 27 mars, marque une volonté renforcée de coordonner les actions entre cinq structures étatiques clés : l’IGF, l’APLC, la CICM, l’OSCEP et la CENAREF.
Cependant, cette avancée s’inscrit dans la continuité d’une initiative déjà amorcée en 2022 par l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC). Dans un communiqué officiel de l’époque, l’APLC annonçait déjà la création d’une task force anticorruption visant à fédérer les services publics autour d’une stratégie commune contre les détournements de deniers publics, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Lors des échanges récents, plusieurs défis persistants ont été identifiés, notamment le manque de coordination opérationnelle et la duplication des interventions. Des obstacles déjà évoqués dans les réflexions antérieures de l’APLC, mais qui trouvent aujourd’hui une réponse plus structurée à travers cette nouvelle dynamique interservices.
Ainsi, la mise en place actuelle de la task force apparaît comme une étape décisive dans un processus entamé depuis plusieurs années. Elle traduit une volonté commune des institutions congolaises de passer à une approche plus intégrée et efficace, afin de renforcer durablement la lutte contre la corruption et restaurer la gouvernance publique.
Joseph Mutala


