Lors d’un point de presse tenu ce samedi 07 février à Kinshasa, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch), a clarifié la position de sa formation politique face aux appels récurrents à l’organisation d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
L’opposant affirme que son camp n’envisage de participer qu’à un dialogue politique réellement inclusif, conduit sous une facilitation neutre et crédible, loin de toute manœuvre partisane ou institutionnelle. À cette condition seulement, précise-t-il, sa participation pourrait être envisagée.
Toutefois, Jean-Marc Kabund a tenu à fixer des lignes rouges non négociables, qu’il considère comme le socle de toute discussion sérieuse. Il s’agit notamment du respect strict de la Constitution, du respect de la souveraineté nationale ainsi que de la préservation de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Au-delà de ces principes, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a énuméré une série de préalables politiques et sécuritaires qu’il juge indispensables à l’instauration d’un climat de confiance. Parmi ceux-ci figurent la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, la cessation immédiate des arrestations et enlèvements arbitraires visant les opposants, ainsi que la garantie de la liberté de mouvement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Jean-Marc Kabund a également dénoncé ce qu’il qualifie d’actes d’intimidation et d’humiliation subis par certains opposants à l’aéroport international de N’djili. Il appelle, en outre, au retour sans condition des exilés politiques et à la libération effective de l’espace public, afin de permettre l’expression pluraliste des opinions.
La Trompette
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