La Direction générale de l’ISTA-Goma a annoncé, le 15 janvier 2026, l’exclusion définitive de six étudiants accusés d’actes d’indiscipline, notamment l’entrave au travail du personnel, des agressions contre des agents administratifs.
Cependant, cette décision intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement préoccupant, marqué par la présence de la rébellion du M23 soutenue par l’armée rwandaise (RDF) dans la ville de Goma.
Le 11 janvier 2026, quatre étudiants identifiés comme membres de la brigade universitaire ont été enlevés en plein campus par des éléments de la police de la rébellion. Selon plusieurs témoignages, un véhicule a pénétré l’enceinte de l’ISTA-Goma avant que les étudiants ne soient conduits vers une destination inconnue, sans procédure légale ni information officielle à leurs familles.
Depuis cet enlèvement, l’angoisse domine au sein de la communauté universitaire. Étudiants, familles et enseignants dénoncent une répression systématique exercée par la rébellion contre les jeunes et les structures sociales dans les zones sous occupation. Pour beaucoup, la décision de reprendre les cours annoncée pour le 20 janvier apparaît déconnectée de la réalité du terrain.
« Nous ne pouvons pas reprendre normalement les activités pendant que nos camarades sont enlevés et détenus sans explication », confie un étudiant, évoquant un climat de peur généralisée.
Cette situation illustre les graves violations des droits humains perpétrées dans les zones contrôlées par le M23/RDF, où les étudiants et les populations civiles deviennent des cibles vulnérables.
À Goma, les institutions académiques évoluent désormais sous pression, prises en étau entre exigences administratives et une insécurité imposée par l’occupation rebelle, qui compromet non seulement la liberté académique, mais aussi la sécurité et l’avenir de toute une jeunesse.
La Trompette


