La situation sécuritaire reste tendue à Uvira et dans ses environs, où les combattants du M23/AFC, appuyés par des éléments de l’armée rwandaise (RDF), maintiennent une présence visible et organisée, selon un communiqué des FARDC rendu public ce 20 décembre.
Malgré les annonces de retrait, plusieurs quartiers de la ville restent occupés par ces troupes, qui contrôlent des positions stratégiques et des axes routiers majeurs. À Uvira centre, des militaires rwandais ont été aperçus en tenues de police rwandaise ou en civil, notamment au port de Kalundu et au poste-frontière du côté congolais avec le Burundi.
Les barrières et postes de contrôle érigés par ces groupes restent fonctionnels, entravant la libre circulation des personnes et des biens. Aucune relève n’a été effectuée par les FARDC, laissant ces zones sous contrôle exclusif des forces ennemies.
Des témoignages concordants font état d’actes d’intimidation, d’extorsion, d’arrestations arbitraires, ainsi que de cas de tortures infligés à la population civile. Des activités militaires nocturnes, patrouilles et mouvements suspects dans différents quartiers, confirment la persistance de cette occupation armée.
Par ailleurs, une partie des éléments qui avaient été brièvement filmés quittant la ville s’est redéployée dans les Moyens et Hauts plateaux d’Uvira. D’autres auraient pris la direction de Fizi dans l’objectif de rejoindre les groupes armés Twirwaneho et RED Tabara. Un contournement des positions FARDC par les collines en direction de Fizi est également signalé.
L’armée congolaise appelle à la vigilance et à une réponse coordonnée pour rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble de cette région.
Céleste Kajea


