Le Gouvernement congolais accélère la mise en œuvre de la stratégie nationale visant la reconnaissance, au plan national et international, des génocides perpétrés en République démocratique du Congo. Cette dynamique fait suite aux orientations données par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de la 76ᵉ réunion extraordinaire du Conseil des ministres.
Dans ce cadre, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a présidé, le mercredi 4 février 2026, une séance de travail stratégique réunissant le Fonds national des réparations des victimes (FONAREV) et la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR). L’Objectif est de valider la feuille de route opérationnelle pour l’exercice 2026 et passer à la phase concrète d’exécution.
Les échanges ont porté sur un ensemble d’actions structurantes, aussi bien sur le plan interne qu’à l’international. Parmi les priorités retenues figurent l’élaboration d’un avant-projet de loi consacré à la sauvegarde du patrimoine mémoriel des crimes internationaux commis en RDC, ainsi qu’à la lutte contre le négationnisme. Le document entend jeter les bases juridiques d’une reconnaissance durable de ces crimes et de leur transmission aux générations futures.
La feuille de route prévoit également l’ouverture de dialogues de haut niveau avec les institutions nationales, notamment le Gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat, en y associant les commissions parlementaires concernées. Un autre volet important concerne les échanges avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, en vue d’un plaidoyer international renforcé.
Sur le plan scientifique et mémoriel, les participants ont convenu d’opérationnaliser le Fonds de soutien et d’appui à la recherche sur le Génocost et les génocides, afin de documenter, consolider et vulgariser les preuves historiques des crimes commis sur le territoire congolais.
Pour le ministre Samuel Mbemba Kabuya, l’aboutissement de cette démarche doit conduire à une reconnaissance officielle par les États et les organisations internationales des génocides subis par la RDC, en particulier ceux attribués au Rwanda. Il a rappelé que cette reconnaissance commence déjà à se concrétiser au niveau continental, notamment à travers la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
Par ailleurs, les autorités ont annoncé le report de la clôture de l’atelier de rédaction du rapport sur les violations des droits humains à Goma et Bukavu. Initialement prévue le 7 février, cette activité se tiendra finalement le 14 février prochain.
La Trompette
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