La situation des occupants déguerpis du site de Pakadjuma demeure au centre des préoccupations institutionnelles. Ce lundi 16 février, une délégation des députés provinciaux de Kinshasa s’est rendue au ministère des Droits humains pour échanger avec le ministre Samuel MBEMBA KABUYA sur les conditions de prise en charge des familles concernées.
Au cœur des discussions : le respect des droits fondamentaux des personnes déplacées, notamment la scolarisation des enfants, l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à un encadrement social adéquat. Les élus provinciaux ont exprimé leurs inquiétudes face aux difficultés auxquelles ces populations sont confrontées depuis l’opération de déguerpissement.
À l’écoute de ses interlocuteurs, le ministre des Droits humains a rappelé les démarches déjà entreprises. Il a évoqué la réunion tenue la semaine précédente avec les députés nationaux de Funa, élargie par la suite au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur ainsi qu’au ministre d’État aux Affaires sociales et humanitaires.
Selon lui, la question a également été examinée lors du dernier Conseil des ministres. Le Président de la République, qui suit personnellement ce dossier sensible, a donné des orientations claires en vue d’une prise en charge plus structurée et respectueuse de la dignité des personnes affectées. Le ministre a, en outre, assuré les députés provinciaux de son engagement à veiller à leur participation au sein de la commission gouvernementale chargée d’examiner ce dossier.
Sans remettre en cause les fondements juridiques de l’opération, le ministère des Droits humains entend ainsi privilégier une approche d’encadrement social et humanitaire, afin que les mesures d’aménagement urbain ne se fassent pas au détriment de la dignité humaine.
La Trompette


