Les audiences foraines contre les présumés membres des gangs urbains, communément appelés « Kuluna », ont officiellement commencé ce jeudi 8 janvier 2026 à Kinshasa. Organisées en procédure de flagrance, ces sessions judiciaires visent à juger les personnes interpellées lors de l’opération de bouclage baptisée « Ndobo », menée en décembre dernier.
Au total, 207 prévenus, sur les 424 arrêtés par la Police nationale congolaise (PNC), ont comparu devant les tribunaux militaires de Kinshasa-Matete et Kinshasa-N’Djili. Les faits qui leur sont reprochés sont lourds : terrorisme, association de malfaiteurs, extorsion, vols à main armée, entre autres.
Le lancement de ces audiences s’est déroulé en présence de deux membres du gouvernement : le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et le ministre d’État à la Justice. Leur présence a marqué l’engagement du gouvernement à lutter avec fermeté contre la criminalité urbaine.
Selon les autorités, cette démarche judiciaire a un double l’objectif de dissuader les potentiels délinquants et rétablir l’autorité de l’État dans les zones fortement touchées par l’insécurité, notamment dans la capitale. L’opération « Ndobo », qui signifie « hameçon » en lingala, entend assainir les milieux urbains en proie au banditisme. Le gouvernement affirme vouloir faire de cette action un modèle de répression juste, transparente et respectueuse du droit, tout en protégeant la population.
La Trompette


